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Le rapport AERAL : une obligation annuelle pour votre aéroclub ou club ULM

Le rapport AERAL : une obligation annuelle pour votre aéroclub ou club ULM

Chaque année, entre les fêtes de fin d'année et les premières sorties printanières, une tâche administrative s'impose à tous les aéroclubs et clubs ULM français : la déclaration AERAL. Si cette obligation peut sembler fastidieuse au premier abord, elle revêt une importance capitale tant pour votre structure que pour l'ensemble de l'aviation légère en France. Décryptage complet de ce dispositif méconnu mais essentiel.

Qu'est-ce que le rapport AERAL ?

AERAL signifie "Acquisition et Exploitation des Rapports d'activité de l'Aviation Légère". Il s'agit d'un système de collecte de données géré par la Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC), destiné à recenser l'activité de toutes les structures de l'aviation de loisir et sportive en France.

Contrairement à ce que son nom technique pourrait laisser penser, AERAL n'est pas un simple outil bureaucratique. C'est avant tout la base de données nationale qui permet de mesurer la vitalité et la diversité de l'aviation légère française. Chaque association aéronautique, qu'il s'agisse d'un aéroclub traditionnel, d'un club ULM, d'un club de vol à voile ou de giravions, est invitée à y déclarer son activité annuelle.

Qui est concerné par cette déclaration ?

La déclaration AERAL concerne toutes les associations aéronautiques affiliées à une fédération nationale reconnue. En France, ces fédérations sont :

  • La Fédération Française Aéronautique (FFA) pour le vol à moteur sur avions
  • La Fédération Française de Planeur Ultra-léger Motorisé (FFPLUM) pour l'ULM
  • La Fédération Française de Vol en Planeur (FFVP) pour le vol à voile
  • La Fédération Française d'Hélicoptère (FFH) pour les giravions

Si votre club est affilié à l'une de ces fédérations, vous êtes tenu de remplir cette déclaration annuelle. L'affiliation à une fédération et la déclaration AERAL sont d'ailleurs les deux conditions nécessaires pour pouvoir bénéficier des aides de l'État.

Quand et comment effectuer sa déclaration ?

Chaque début d'année, la DGAC invite les associations à compléter leur déclaration pour l'activité de l'année précédente. Vous disposez d'un délai généreux : la déclaration peut être effectuée en ligne jusqu'au 31 décembre de l'année en cours.

Concrètement, si nous sommes en 2025, vous devez déclarer votre activité 2024 avant le 31 décembre 2025. Cette marge de manœuvre permet aux clubs de prendre le temps de rassembler toutes les données nécessaires, notamment après la clôture comptable annuelle.

Le formulaire est accessible directement en ligne sur le portail AERAL. L'interface a été progressivement modernisée pour simplifier la saisie et permettre une sauvegarde progressive de vos données.

Quelles données doivent être déclarées ?

Le rapport AERAL collecte un ensemble d'informations permettant de dresser un portrait complet de l'activité de votre club :

Données structurelles : nombre de membres actifs, composition du bureau, coordonnées à jour de la structure.

Données d'activité aérienne : nombre d'heures de vol effectuées, répartition par type d'activité (formation, loisir, compétition), nombre de vols, kilométrage parcouru.

Données sur la flotte : nombre d'appareils, types d'aéronefs, état de la flotte.

Données de formation : nombre d'élèves en formation, nombre de brevets et licences délivrés, types de formations dispensées.

Données économiques : budget annuel, sources de financement, tarifs pratiqués.

Ces informations, une fois consolidées au niveau national, permettent de produire des statistiques précises sur l'état de l'aviation légère en France.

Pourquoi cette déclaration est-elle importante ?

Au-delà de l'obligation réglementaire, la déclaration AERAL présente plusieurs intérêts majeurs pour votre club et pour le secteur dans son ensemble.

Accès aux subventions et primes d'animation : c'est le point le plus concret. Seules les structures affiliées à une fédération ET ayant effectué leur déclaration AERAL peuvent prétendre aux subventions de l'État distribuées via les fédérations, ainsi qu'aux primes d'animation. Sans cette déclaration, votre club se prive de financements potentiels.

Visibilité et représentation : les données AERAL alimentent les statistiques nationales de l'aviation légère. Elles sont utilisées par les fédérations, la DGAC et les instances politiques pour défendre le secteur, argumenter lors de négociations budgétaires, ou justifier le maintien d'infrastructures aéroportuaires. Ne pas déclarer son activité, c'est réduire artificiellement le poids de l'aviation légère dans les statistiques officielles.

Aide à la décision : les fédérations utilisent ces données pour orienter leurs actions, identifier les besoins en formation, détecter les tendances (déclin ou essor de certaines pratiques), et adapter leur stratégie de développement.

Connaissance du secteur : pour les dirigeants de clubs, les statistiques consolidées issues d'AERAL permettent de se situer par rapport à d'autres structures similaires, de comparer ses performances et d'identifier des axes d'amélioration.

Les pièges à éviter

Si la déclaration AERAL n'est pas complexe en soi, quelques erreurs classiques peuvent compliquer la tâche :

  • Procrastination : même si le délai court jusqu'au 31 décembre, mieux vaut effectuer la déclaration en début d'année, quand les données de l'année écoulée sont encore fraîches dans les esprits.

  • Données approximatives : l'efficacité du système repose sur la qualité des informations remontées. Prendre le temps de renseigner des chiffres précis, issus de votre comptabilité et de vos carnets de vol, garantit des statistiques fiables.

  • Oubli de validation : pensez à bien finaliser et valider votre déclaration. Un formulaire incomplet ou non validé équivaut à une absence de déclaration.

Le rapport AERAL à l'ère numérique

Pour les clubs équipés d'un logiciel de gestion moderne comme 4fly, la collecte des données AERAL devient quasi automatique. Les heures de vol, le nombre de membres, les statistiques de formation : toutes ces informations sont déjà suivies au quotidien dans l'outil. Il suffit alors de générer un export ou de consulter les tableaux de bord pour remplir le formulaire AERAL en quelques minutes.

Cette digitalisation transforme une corvée administrative en un simple contrôle annuel. C'est l'un des nombreux bénéfices d'une gestion informatisée : gagner du temps sur les obligations réglementaires pour se concentrer sur l'essentiel, à savoir faire voler vos membres.

En conclusion

Le rapport AERAL est bien plus qu'une formalité administrative. C'est un outil de pilotage pour votre club, un passeport vers les subventions, et un instrument de défense collective de l'aviation légère. En consacrant quelques heures chaque année à cette déclaration, vous contribuez à faire reconnaître le dynamisme et l'importance de votre activité.

Alors cette année, ne laissez pas passer la date du 31 décembre : prenez les devants, rassemblez vos données, et valorisez le travail accompli par votre club tout au long de l'année. L'aviation légère française vous en remerciera.

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